27.03.2012
Villeneuve-lès-Maguelone - Retour aux sources
Après trois années d'activité, les cartes postales anciennes de l'Hérault vont cesser d'animer ce blog, provisoirement jusqu'à la fin de l'été et peut être défnitivement. En effet, la consultation des pages a fortement diminué et ces pages me demandent beaucoup trop de temps pour maintenir un intérêt constant du site. La cause de la baisse de la fréquentation, même si elle est également liée d'une part au fait que cpa34 ne soit plus "invité" de midilibre.com, et d'autre part à l'approche des vacances scolaires, est le signe qu'il est temps de tourner la page.
Pour cette dernière note, je retourne à mes sources pour une ultime visite de mon village natal.

La petite place devant la chapelle possédait comme la plupart des places du village, un puits. Celui-ci était équipé d'une pompe à main à roue. Il était très facile de tourner cette roue pour obtenir de l'eau. Cette chapelle ne possède plus aucun trait de son usage originel. Seule la croix latérale de la façade et l'emplacement de la cloche rappelle le passé religieux de cette demeure qui est devenue une salle communale.

Centre de vie du village, cette place ne dérogeait pas à la règle et possédait aussi un puits équipé d'une pompe à main. C'est l'endroit exact où je suis né et où j'ai passé mes premières années et j'ai peut être joué aux billes à cet endroit, moi aussi. Sa fonction n'a pas changée, c'est toujours la place où a lieu le marché 2 fois par semaine. On devine une vieille fenêtre du XVIème siècle sur la droite, datant de la période faste du village où Maguelone était encore un évéché et Villeneuve, sa base continentale.
Je remercie toutes les personnes qui sont venues consulter ce blog, tous ceux qui ont mis des commentaires et surtout ceux qui m'ont aidé et fait parvenir cartes et textes.
Christophe
18:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, ancienne, herault, villeneuve, maguelone
21.06.2010
Agde - 20 juin 1907, la mutinerie du 17ème
Pour illustrer, encore une fois, que l'on peut trouver au verso des cartes postales écrites par nos aîeux, quelques petits trésors d'histoire locale, je vous livre ces deux cartes trouvées avec quelques dizaines d'autres dans un grenier. Elles se situent dans le contexte des évènements viticoles de 1907, écrites par un soldat du 17ème RI, mutin exilé à Gafsa en Tunisie. L'ensemble de la collection fera l'objet d'une publication au sein d'une association de sauvegarde du patrimoine local.
La mutinerie du 17ème à Agde le 20 juin 1907
C'est arrivé il y a un peu plus de 100 ans, dans la nuit du 20 juin 1907, la population agathoise, en plein émoi à la suite de fusillades meurtrières survenues à Narbonne et au cours de laquelle des manifestants furent tués, se dirigent vers les casernes de la ville. Plusieurs centaines de soldats, de gré ou de force, se mutinent, s'emparent des munitions et se dirigent sur Béziers, bien conscients de la gravité des faits et qu'ils vont se retrouver face à d'autres militaires du 81ème.

Agde, 20 juin 1907,
Nous sommes toujours à Agde. Le 81ème est à Béziers. Nous ne voulons partir d’Agde que pour revenir à Béziers. La ville n’est pas agréable, les habitants sont comme des ours. Ils n’aiment pas les soldats, ce sont des barbares. Le temps marque mal.

07:47 Publié dans Agde, Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, ancienne, herault, age, mutins, gafsa
14.06.2010
Montpellier - Le jardin des plantes
Extrait de Les Boulevards extérieurs de Montpellier, Louis H. Escuret, 1968
Actuellement, le Jardin des plantes qui mesure près de six hectares est la propriété exclusive de l’Université de Montpellier.
Dès octobre 1596, Pierre Richer de Belleval choisit l'ouest de la ville, entre et hors les portes du Peyrou et des Carmes, un espace découvert, compris entre le Peyrou et le lieu de Boutonnet, portant le nom de Savoie. Ce terrain paraissait n'avoir jamais été occupé par une agglomération; de plus~ l'eau s'y décelait par de nombreux puits. L'été de 1598 fut employé aux travaux d'aménagement, tant de la bâtisse que du jardin. A cette époque, on comptait déjà 1332 espèces de plantes.

En vue d'agrandir les jardins du roi et celui de la reine, de nombreux achats successifs de champs, creux de fumier, jardins, petites maisons, casaux, aires au lieu-dit Sainte Auralie furent effectués par Pierre Richer de Belleval lui-même. La terre du Jardin des Plantes était, depuis le siège de 1622, détériorée par la chaux et le sable auxquels elle se trouvait mêlée.

Martin Richer de Belleval, qui avait succédé à son oncle, obtint, le 22 juillet 1634, des lettres patentes lui donnant autorisation de prendre, pour l'améliorer, le résidu que les égouts portaient dans les fossés de la ville.
07:27 Publié dans Histoire locale, Montpellier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, ancienne, herault, montpellier, jardin, plantes









