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26/01/2009

Montpellier - Lycée de jeunes filles (4ème partie)

Retrouvez toutes les notes sur le lycée Clémenceau en cliquant ici

Encore un volet consacré au lycée de jeunes filles de Montpellier, actuel lycée Clémenceau, pour visiter quelques classes supplémentaires accompagnés de mes souvenirs des années 80.

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(Montpellier - Lycée de jeunes filles, cour d'histoire naturelle)

100 ans après sa construction, l'intérieur des bâtiments avait vieilli. Certaines cloisons étaient fissurées au point que nous voyions les élèves de la salle voisine. Les planchers étaient en bois. Parfois, les planches avaient craqué et elles avaient été renforcées par des plaques en ferrailles. Ces plaques en fer étaient percées d'un trou rond de la taille d'un pied de chaise, donnant directement dans le vide. Je vous laisse le soin d'imager si les coïncidences entre un pied de chaise et un trou dans le plancher était le fruit d'un coïncidence ou d'un acte malveillant.

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(Montpellier - Lycée de jeunes filles, salle de dessin)

Une des salles du rez-de-chaussée était en amphithéâtre. C'était le dernier vestige de l'allure originelle des salles. Cette salle servait habituellement de salle d'étude, elle était toujours ouverte. L'amphithéâtre était constitué de telle sorte que le siège du banc de la rangée de devant était le support de la table de la rangée de derrière. Avec le temps, les bancs-tables avaient pris énormément de jeu. Aussi lorsque les élève s'asseyaient devant, ils ramenaient vers eux la table des élèves du rang de derrière. Les cahiers s'en trouvaient balaffrés et cela suscitait quelques disputes. Je me souviens encore de ces graffitis sculptés das le bois, des initiales, des coeurs, des tracés au compas, etc... ou encore ces dates 1952, 1927, 1896 ..., témoignage des générations qui se sont succédées dans ces classes.

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(Montpellier - Lycée de jeunes filles, classe de 2nde A, 1924-1925)

La photo de classe avait généralement lieu dans la cour de l'externat, le parc dont j'ai parlé dans ma précédente note. Chacun s'organisait pour rester à côté de ses copains de ses copines, malgré parfois les différences de taille qu'il fallait respecter, à la demande du photographe, pour la beauté de la photo.

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(Montpellier - Lycée de jeunes filles, les élèves de l'externat, 1924-1925)

Afin de rassurer les futurs élèves et leurs parents, le lycée a été entièrement renové peu de temps après mon bac. J'ai eu l'occasion d'y passer au début des années 90 et il avait été complètement transformé et mis aux normes.

 

19/01/2009

Lunas - Un acte de courage en 1845

Dans les hauts cantons de l'Hérault, le village de Lunas est traversé par la rivière Orb. En ce milieu du XIXème, il y a encore beaucoup de passerelles de fortune qui permettent de passer d'une rive à l'autre. Crues, casses, glissades, les accidents sont fréquents.

Extrait d'un article de journal

Lunas (Hérault), 14 avril 1845

Le 14 avril, le maire de cette commune a transmis à M. le sous préfet de Lodève le récit d'un acte de courage et de dévouement émané d'une jeune fille de Lunas , nommée Marie-Rose Rivière, âgée de 18 ans. Voici dans quelles circonstances :

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Le 12 du courant, à dix heures du matin la dame Bédos, épouse du gérant de M. Cassan an château de Cazilhac, accompagnée de la femme Apollonie Jeanjean , épouse Rivière, voulut traverser l'Orb sur une passerelle qui conduit à Taisseron. Le vent soufflait avec violence, et au milieu du trajet une bouffée renversa les deux femmes qui se tenaient l'une l'autre par leurs vêtements. La dame Bédos, jetée au milieu de la rivière, fut entraînée par le courant dans un gouffre où elle ne pouvait plus prendre pied, et la femme Jeanjean resta cramponnée à la passerelle et suspendue sur le torrent, dans la position la plus périlleuse. A ses cris de détresse, Rose Rivière accourt, et apercevant tout d'abord le corps de la dame Bédos ballotté par le courant et disparaissant sous les eaux, cette jeune fille s'élance sans hésiter dans le gouffre, saisit la victime par les cheveux, et, avec une énergie peu commune dans une personne de son âge et de son sexe, l'entraîne et la dépose sur le gravier de la rive. Puis, sans reprendre haleine, elle court à la femme Jeanjean, dont les forces étaient épuisées, et qui allait se laisser choir dans l'eau et l'aide à sortir de cette périlleuse situation. Ce n'était point assez pour cette jeune fille : l'état de la Bédos réclamait de prompts secours ; Rose charge le corps inerte de la noyée sur ses épaules et la porte tout d'un trait dans sa propre maison, où les intelligents secours de M. le docteur Bonlouys de Lunas l'eurent bientôt rappelée à la vie.

M. le maire de Lunas, en finissant son récit, émet la pensée que la belle conduite de Marie-Rose Rivière est digne des honneurs de la publicité. Nous croyons en outre, si sa position sociale l'indique, qu'elle mérite aussi une récompense plus effective.

 

12/01/2009

Marseillan - Ecole et Grand café

L'hiver est là avec son froid, sa neige et ses maladies chroniques. A Marseillan, on parle d'un froid de loup pour décrire le mois de janvier 1918.

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(Marseillan - Ecole communale des garçons)

Marseillan, le 18 février 1918

Cher cousin,
Je m'empresse de répondre à ta carte que j'ai reçue ce soir. Moi, je vais maintenant très bien mais depuis le 2 février, maman est malade. Elle a commencé de se lever hier. Ces temps-ci, il fait un froid de loup le matin, mais l'après midi, il fait assez beau. Dans 2 mois, nous aurons donc plaisir de te voir. En attendant, reçois les meilleurs baisers de toute la famille.
Pascalette

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(Marseillan - Boulevard Gambetta, grand café de la grille)

Marseillan, le 1er octobre 1904

Je réponds à ta carte qui nous a fait plaisir en nous disant que tu allais très bien. Tu ne dois pas languir à présent. Tu as des compagnes.
Tes cousines qui t'embrassent très fort.
Marie, Louise, Claire