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29/06/2009

Montpellier - L'hôpital de la Colombière

"Celui-là, il est fou, on devrait l'enfermer à Font-d'Aurelle". Font-d'Aurelle était l'ancien nom de l'hôpital de la Colombière. Construit au milieu des champs et des vignes au début des années 1900, il se trouve aujourd'hui enserré par la faculté des sciences, les hôpitaux et de nombreux immeubles.

 

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(Montpelier - Nouvel hospice des aliénés)

 

Les bâtiments ont très peu changé et jouent toujours le même rôle, plus de 100 ans après.

 

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(Montpellier - Hospice des aliénés)

 

 

22/06/2009

Fabrègues et Saint-Jean de Védas - Les enmascats

Extrait de Fleuve d'Or, route enchantée, Maurice CHAUVET, 1947

Tout près de la rivière Mosson, dans un endroit désert est un vieux moulin abandonné. C'est là qu'en 1663 se déroula l'aventure tragi-comique de ces trois étudiants impécunieux désireux d'acquérir le secret diabolique de la Pistole Volante, cette pièce d'or magique qui avait le pouvoir de revenir dans la poche de son heureux possesseur après usage. Pour cela, il fallait évoquer le Diable et que l'invocation fût dite par un prêtre. Un hebdomadier de la Cathédrale eut la faiblesse de se joindre à eux et un soir d'été, à minuit, nos apprentis sorciers se livrèrent à toutes les cérémonies de magie-noire requises en pareil cas; ceci se passait au MOULIN DU TROU.

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(Fabrègues - La gare)

Au moment le plus terrible, lorsque enfermés dans le cercle magique, l'épée à la main, ils prononçaient à haute voix la formule sacramentelle : « A moi Satanas Belzebut, apparais! », un coup de tonnerre ébranla la maison en même temps qu'un éclair aveuglant illuminait la nuit. Pris par les préparatifs de leur cérémonie ils n'avaient pas vu se former un de ces orages de chaleur fréquents dans nos régions. Une folle terreur s'empara des malheureux, échevelés, hors d'haleine, ils courent jusqu'à SAINT-JEAN-DE-VÉDAS hurlant « Le Diable, le Diable est là! ».

Il n'en fallait pas plus pour affoler la paisible population endormie; les fenêtres s'ouvrent, les lumières s'allument, un second coup de tonnerre met le comble à la confusion, la foudre vient d'enflammer une meule, tout le village en chemise crie: « Le Diable ! Le Diable, sien enmascas ! Nous sommes emmasqués ! ».

 

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(Fabrègues - La mairie)

L'affaire fit du bruit, le prêtre fut envoyé quelque temps aux galères car à cette époque on ne badinait pas avec ces choses, les étudiants passèrent plusieurs mois au cachot, mais les malheureux habitants de SAINT-JEAN y gagnèrent le surnom « d'enmascats », « d'ensorcelés », qu'ils portent depuis sans en être autrement incommodés, sauf qu'on affirme qu'à SAINT-JEAN-DE-VÉDAS on ne voit jamais de fumée sortir des cheminées et, de fait, chaque fois qu'on passe devant ce petit village que la route ne traverse pas, on constate la véracité de ce dicton; que voulez-vous, ils sont emmasqués !

 

 

15/06/2009

Gabian - La source d'huile pétrole

C'est un endroit unique en France que cette source de pétrole. On m'a raconté que pendant la seconde guerre mondiale, les gens faisaient la queue pour quelques litres de pétrole brut destiné à alimenter des moteurs à essence. En brûlant, ce précieux liquide donnait des fumées bien noires.

Extrait de l'Hérault historique, 1876, Albert et Paul FABRE

Une source, la seule en France comme spécialité, est la fontaine d'huile pétrole située sur la rive droite de la rivière de Tongue, à 1 kilomètre de Gabian (canton de Roujan). Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle elle fut restaurée par les soins de Monseigneur Bruno de Dausset, évêque de Béziers. On présume que cette source vient de la montagne Cadablés entre Gabian et Laurens.

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(Gabian - Promenade basse)

Le pétrole est reçu dans un bassin d'une contenance de 25 à 30 hectolitres, où tombent les eaux de trois aqueducs intérieurs formant un courant de 8 centimètres de diamètre. C'est avec l'eau de ces aqueducs qu'est entraîné ce produit minéral. Il se présente en forme de lames qui surnagent dans le bassin, se réunissent et forment une couche d'huile plus ou moins épaisse, suivant qu'on est plus ou moins de temps à l'enlever. Un aqueduc dont l'ouverture se trouve en bas du bassin, porte les eaux dans la rivière de Tongue, sans que par cet écoulement continuel l'huile qui surnage puisse être entraînée.

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(Gabian - Avenue de Faugères)

Avant 1824, les produits annuels de cette source étaient de 83 à 102 kilogrammes qu'on vendait depuis 7 francs 25 centimes jusqu'à 12 fr. 50 le kilo. On les recueillait tous les 15 jours. Il y a quelques années une compagnie anglaise fit exécuter des fouilles qui ne donnèrent aucun résultat.