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12/10/2009

Abeilhan - Les bêtes à laine

La communauté d'Abeilhan apportait une attention particulière à l'encontre de la divagation des animaux domestiques laissés en liberté: brebis, anes, chèvres sont surveillés afin de ne pas endommager les cultures.

Le 20 août 1656, le premier consul se plaint que trois ou quatre habitants avaient depuis plusieurs années des bêtes à laine qui ruinaient entièrement les arbres, vignes et bois, dont les terroirs sont complantés et notamment les oliviers qui portent une rente si liquide, et dont elles dévorent le fruit toute l'année et les branches à leur portée; de plus, ces mêmes bêtes à laine mangent les tètes de sarments des vignes, des nouveaux plantiers jusques à la souche, par ce moyen les propriétaires sont privés de les tailler, suivant que la ménagerie le requiert; quant à ce qui regarde les bois et nouvelles plantes, les propriétaires qui y pouvaient faire du bois pour leur chauffage à l'épargne des oliviers, en seront privés, ainsi que des cercles et amarines (osiers) pour leurs provisions, qui épargneraient ceux et celles qui achètent fort chèrement; étant certain et évident que ces terroirs sont sans garrigues, terres-hermes et vacants, ni autres propres au dépaissement du dit bétail.

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(Abeilhan - La place)

Le 30 avril 1662, les consuls sont autorisés par le conseil politique à prendre l'arrêté suivant: Les bestiaux qui iront dans les vignes, olivettes, bois taillis et arbres nouvellement plantés, en aucune saison, seront pignorés (mis à l'amende); pour la première fois 10 livres, la deuxième fois 15 livres et la troisième fois 20 livres payables: un tiers à la confrérie du Saint-Sacrement, un tiers pour les pauvres ou réparations de l'hôpital notoirement ruiné et l'autre tiers aux pignorants (ceux qui dressaient le procès-verbal).
Défense de tenir plus d'ânes qu'il n'en faut pour le labourage, sous peine de payer 3 livres pour chaque âne ou poulain superflus.
Quant aux chèvres, attendu qu'elles portent grand désordre, les consuls les feront vider du terroir dans la huitaine, autrement les pignorer.

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(Abeilhan - Avenue de Servian)

 

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