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21/06/2010

Agde - 20 juin 1907, la mutinerie du 17ème

Gafsa-0003v.jpgPour illustrer, encore une fois, que l'on peut trouver au verso des cartes postales écrites par nos aîeux, quelques petits trésors d'histoire locale, je vous livre ces deux cartes trouvées avec quelques dizaines d'autres dans un grenier. Elles se situent dans le contexte des évènements viticoles de 1907, écrites par un soldat du 17ème RI, mutin exilé à Gafsa en Tunisie. L'ensemble de la collection fera l'objet d'une publication au sein d'une association de sauvegarde du patrimoine local.

La mutinerie du 17ème à Agde le 20 juin 1907

C'est arrivé il y a un peu plus de 100 ans, dans la nuit du 20 juin 1907, la population agathoise, en plein émoi à la suite de fusillades meurtrières survenues à Narbonne et au cours de laquelle des manifestants furent tués, se dirigent vers les casernes de la ville. Plusieurs centaines de soldats, de gré ou de force, se mutinent, s'emparent des munitions et se dirigent sur Béziers, bien conscients de la gravité des faits et qu'ils vont se retrouver face à d'autres militaires du 81ème.

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(Agde - Les casernes)

Agde, 20 juin 1907,
Nous sommes toujours à Agde. Le 81ème est à Béziers. Nous ne voulons partir d’Agde que pour revenir à Béziers. La ville n’est pas agréable, les habitants sont comme des ours. Ils n’aiment pas les soldats, ce sont des barbares. Le temps marque mal.

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(Gafsa - Vue du camp du 17ème, les mutins)

La mutinerie ne durera que quelques heures et sans le moindre incident. Mais elle aura de multiples répercussions notamment pour l'affectation géographique des futurs soldats. Les mutins seront envoyés en Tunisie dans une oasis nommée Gafsa pendant presque un an, avant d'être graciés par Clémenceau.

14/06/2010

Montpellier - Le jardin des plantes

 

Extrait de Les Boulevards extérieurs de Montpellier, Louis H. Escuret, 1968

Actuellement, le Jardin des plantes qui mesure près de six hectares est la propriété exclusive de l’Université de Montpellier.

Dès octobre 1596, Pierre Richer de Belleval choisit l'ouest de la ville, entre et hors les portes du Peyrou et des Carmes, un espace découvert, compris entre le Peyrou et le lieu de Boutonnet, portant le nom de Savoie. Ce terrain paraissait n'avoir jamais été occupé par une agglomération; de plus~ l'eau s'y décelait par de nombreux puits. L'été de 1598 fut employé aux travaux d'aménagement, tant de la bâtisse que du jardin. A cette époque, on comptait déjà 1332 espèces de plantes.

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(Montpellier - Jardin des plantes, l'orangerie)

En vue d'agrandir les jardins du roi et celui de la reine, de nombreux achats successifs de champs, creux de fumier, jardins, petites maisons, casaux, aires au lieu-dit Sainte Auralie furent effectués par Pierre Richer de Belleval lui-même. La terre du Jardin des Plantes était, depuis le siège de 1622, détériorée par la chaux et le sable auxquels elle se trouvait mêlée.

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(Montpellier - Jardin des plantes, la grande serre)

Martin Richer de Belleval, qui avait succédé à son oncle, obtint, le 22 juillet 1634, des lettres patentes lui donnant autorisation de prendre, pour l'améliorer, le résidu que les égouts portaient dans les fossés de la ville.

01/06/2010

Cessenon-sur-Orb - Le pont de Réals

La ligne de chemin de fer d'intérêt local Béziers-St Chinian traversait l'Orb sur un pont situé entre Lignan et Maraussan avant de rejoindre Cazouls-lès-Béziers. De Cazouls, la ligne rejoignait de nouveau l'Orb et longeait ses berges jusqu'à Cessenon. C'est entre ces deux villages que se trouve Réals: son chaos, sa gare et son pont.

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(Cessenon - Le pont de Réals)

Construit vers 1890, le pont de Réals a pour mission de relier Murviel-lès-Béziers à la gare de Réals et permet, plus loin, de rejoindre la route de Cessenon.

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(Cessenon - Le pont de Réals)

Construit à la fin du 19ème (1877), le chemin de fer d'intérêt local Béziers-Saint-Chinian aura une existence courte, comme beaucoup de lignes d'intérêt local, et son exploitation se terminera en 1968.
Le pont routier de Réals, lui, est toujours en service.