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15/12/2008

Montpellier - Lycée de jeunes filles (3ème partie)

Retrouvez toutes les notes sur le lycée Clémenceau en cliquant ici

N'ayant pas d'autre texte à vous livrer pour documenter ces cartes postales, je vais vous livrer mes souvenirs de ce lycée qui fût le mien au milieu des années 80. Cette avant dernière note concerne la cour et le parc délimités des 4 coins par les bâtiments.

Du côté de l'avenue Clémenceau, il y avait le parc. Quel plaisir de réviser ses leçons à l'ombre de ces arbres centenaires. Maths, histoire, français, ..., c'était plus agréable que d'aller au CDI ou en salle d'étude. Les bancs encore intacts étaient bien souvent pris d'assault.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes Filles, externat, vue des jardins)

Le jardin des années 30 avait bien souffert, surtout pendant les événements de 1968, qui avait vu disparaître les bordures de protection autour des arbres et les quelques fleurs rescapées de l'après guerre.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes Filles, un coin du parc)

Dans cet espace végétal, je me souviens d'un mini-figuier, une sorte de bonzaï naturel qui avait trouvé suffisamment de ressources vivrières au creux de ce qui devait être un chêne ou un hêtre. Il ne risquait pas grand chose à quelques 4 ou 5 mètres de haut et je l'observais depuis le corridor du premier étage.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes Filles, cour de l'externat)

Le parc de l'externat était séparé par un mur surmonté d'une grille, de la cour de récréation ou de l'internat. Cette cour fut sans doute transformée en même temps que fût supprimé l'internat. De toute cette végétation et de cette décoration, je ne me souviens que des platanes. Entre les arbres, nous avions des terrains de voley et de Basket qui nous permettaient de nous défouler sans avoir à aller au stade Sabaté qui n'est pas tout près.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes Filles, cour de récréation)

On m'a raconté, mais je ne sais si c'est vrai, qu'il y a sous la cour une cave qui a servi d'abri anti-aérien pour les habitants de ce quartier de Montpellier, durant la seconde guerre mondiale.

08/12/2008

Magalas - Les orages du 25 juin 1844

Quand la nature se déchaîne sur une région, elle laisse un paysage de désolation. C'est parfois une quantité de pluie impressionnante, une autre fois, c'est un vent violent, une autre, c'est un orage de grêle... Les événements climatiques de cette nature sont fréquents dans la plaine de l'Hérault. Les vieux exemplaires de journaux sont là pour nous rappeler qu'ils peuvent être dangereux, tel celui qui s'est abattu sur les hauts cantons du bittérois en ce 25 juin 1844.

Extrait de l'Indicateur de Béziers, juin 1844

Un orage affreux est venu le 25 juin porter la misère et la désolation dans une grande partie de notre arrondissement. De mémoire d'homme, on n'avait éprouvé dans le pays un désastre pareil. Dans la journée du 21 juin, un vent de sud Ouest poussa les nuages vers la montagne, et on s’attendait généralement à une pluie abondante. Dans la nuit, le vent tourna au sud et vers la matinée du 25 il souffla du sud-ouest. Du côté de la Montagne-Noire les nuages étaient amoncelés, et il était à présumer que vers le milieu du jour l'intensité de la chaleur ne fit éclater un fort orage. Pour le malheur des contrées que l'ouragan a parcourues, cette triste prévision ne tarda pas à se réaliser.

Du côté des montagnes de Saint-Pons, l'horizon présentait une bande noire qui, vers une heure de l'après-midi, commença à être sillonnée par les éclairs. Le bruit sourd et lointain du tonnerre se faisait entendre par intervalles. Une demi-heure après, l'ouragan se forma, les nuages furent poussés avec violence vers l'est, et partout sur leur passage la grêle, la pluie et le vent ont causé des dégâts affreux. Du vallon d'Olargues l'orage a côtoyé les montagnes de Roquebrun; de là les pitons de ces montagnes ont refoulé les nuages vers Cessenon, Cazouls-lès-Beziers, Causses-et-Veyran, Coujan , Murviel et Saint-Geniez-le-Bas. Il a longé les territoires de Paihés, Puimisson et Puissalicon, a fondu sur Magalas, Pouzolles, Roujan, Abeilhan, Alignan, Caux et Montagnac; il a, dit-on, été se perdre du côté du Rhône.

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(Magalas - La croix de la Mission)

Une nuée noire et épaisse, accompagnée d'un bruit sourd et continu du tonnerre précédait le gros de l'orage. Pendant huit ou dix minutes une grêle sèche et épaisse, qui tombait d'autant plus vite que la masse excédait de beaucoup la résistance de l'air, a annoncé la tempête. En un clin d’œil toute la surface du sol a été recouverte par la grêle à la hauteur de 13 à 15 centimètres, et dans les endroits où elle a été poussée par la tourmente la grêle s'amoncelait jusqu'à la hauteur de près d'un mètre. Dans cet espace de temps la campagne a été complètement ravagée, toutes les récoltes détruites et totalement perdues. Les céréales hachées par la grêle ont été brisées et enlevées par l'ouragan. Il ne reste plus sur le sol des champs ensemencés en blé ni paille ni grain. La vigne dépouillée de sa verdure ne porte ni feuilles ni fruits. Les ceps sont écorcés. Les jeunes plantiers de deus ou trois feuilles sont entièrement perdus, il faudra les arracher. Les vignes jeunes pendant plusieurs années ne produiront que peu ou point de raisins. Les oliviers et tous les autres arbres à fruits, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fruits ont été meurtris et brisés par l'orage. Les fourrages ont été également triturés et balayés par la tourmente; rien n'existe sur pied dans les prairies artificielles, tout est perdu.

Dans la campagne, les bestiaux qui ont été surpris par l’orage ont été tellement effrayés qu’ils courraient ça et là comme en furie; plusieurs ont reçu par l'effet de la grêle de fortes contusions. On a trouvé le soir même de l’orage des lapins, des pies, des perdreaux et autres volatiles entièrement morts sur la place par les coups de la grêle. L'orage a sévi pendant plus d'une heure et demie. La grêle était très-grosse, et par conséquent très meurtrière. Les dégâts de l’orage sont incalculables. A Saint-Géniez le Bas les ravages de l'ouragan ont été des plus meurtriers; on évalue à plus de cinq cent mille francs la perte de la récolte pendante. A Cazouls-les Beziers, le domaine de M. Crestou, et les terres de Savignac ont éprouvé de forts dommages.

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(Magalas - Postes et télégraphes, rue de la gare)

Le territoire de Magalas a aussi été très maltraité. Les arbres à fruits, et principalement les amandiers ont été dépouillés de leurs écorces, comme si à l'aide d'un couteau on avait raclé la tige des arbres. Dans ce village les détonations du tonnerre ont été si violentes et si réitérées que les vitres des maisons ont été brisées en grande partie. La chute de la grêle a été si forte que plusieurs toitures ont été endommagées. A Magalas la récolte en céréales, en vin, en olives et en amandes est tout à-fait perdue. On ne voit partout que des gens en pleine désolation, gémissant sur le désastre qui vient de les frapper. La métairie d'Arnaudy est totalement ravagée; il en est de même de la métairie de Saint-Pierre.

Le village de Puissalicon a moins souffert. On évalue cependant au quart la perte des récoltes en céréales, vin, olives et amandes. L'orage a moins sévi du côté de Puimisson. On a cependant éprouvé quelques sinistres dans cette localité

Le territoire de Roujan n'a été atteint qu'en partie, tout le côté du territoire faisant face à Neffiés n'a éprouvé que de faibles dommages. Mais la partie du côté de Mougères a été totalement atteinte par l'ouragan. Les dégâts de ce côté sont nombreux et incalculables

Alignan-du-vent, et Pouzolles surtout, ont éprouvé des pertes énormes. La même direction des nuages qui out ravagé Saint-Géniez-le-Bas et Magalas a causé à ces deux villages des sinistres affreux

Le village de Laurens et celui d’Autignac ont été épargnés comme par miracle. A droite et à gauche du domaine de Grézan, on a des calamités à déplorer et Grézan n’a nullement été atteint.

Le territoire de Faugères a beaucoup souffert dans la partie qui envisage Laurens. A chaque instant on nous apporte des nouvelles de plus en plus désastreuses. La désolation, la misère, la consternation règnent dans toutes les localités que l'ouragan a parcourues.

Les territoires qui ont été ravagés n'ont de véritable ressource que dans la perception de la récolte du vin, et les vignobles des localités frappées par l'orage sont dans un état désespéré.

Ce désastre inouï a semé l'alarme et la consternation dans toutes les communes frappées. Des milliers de familles ont été en moins d’un quart d’heure réduit à une désolante détresse.

Les pertes essuyées ne sont pas moindres de plusieurs millions de francs.

Il faut avoir été témoin de l'événement pour s'en rendre un compte exact; pour juger de la violence avec laquelle la grêle est tombée, il suffit de citer quelques faits.

Un homme des environs de Bédarieux, revenait de Béziers, monté sur une mule. Parvenu à une petite distance de Saint-Géniés-le-Bas l'orage l’a surpris; le vent et la grêle l'ont emporté et précipité contre des pierres, il n'a pu se relever, on l'a transporté à Faniez, son état est alarmant.

A Pouzolles, les cultivateurs également surpris par l'orage et dépourvus d'abri ont été réduits pour préserver leur tète des coups violents de la grêle, à croiser les bras sur le front. Leurs bras sont meurtris, gonflés et noircis comme s'ils eussent été frappés à coups de bâton.

La campagne offre dans ces communes le plus triste aspect ; il est déplorable de voir ces terres si fertiles déshéritées de tous leurs produits. Jamais malheur aussi grand n'avait atteint l'agriculture de nos contrées.

Hier, M. le sous-préfet a consacré la journée à visiter les territoires ravagés. La sollicitude éclairée de ce magistrat nous donne l'espoir que bientôt te gouvernement apitoyé sur le sort des populations désolées par ce désastre, répandra sur elles des secours prompts et efficaces.

Une souscription a été ouverte chez MM. les notaires de l'arrondissement de Beziers, par les soins de M. le sous-préfet F. Quintard.

Nous recevons aussi de l'arrondissement de Saint-Pons des nouvelles vraiment désastreuses sur les ravages occasionnés par le même orage. Les communes de Saint-Chinian, Ferrals, Rieussec, Boisset, Vélieux, Pardailhan et Riols, sent celles qui ont eu le plus à souffrir. Les blés et les récoltes de toute nature ont à peu près entièrement disparu, et les vignes ont été gravement endommagées par la grêle Dans l'espace de quelques minutes seulement, le sol a été couvert de 25 centimètres de grêle; le lendemain on en trouvait encore dans certains endroits, et les montagnes semblaient couvertes de neige. Ou a remarqué, nous assure-t-on, et en grande quantité, des grêlons de la grosseur d'un oeuf.

 

01/12/2008

La Salvetat-sur-Agout - Le Pary avec le renard

Ce deuxième volet sur les traditions et coutumes de la Montagne Noire a pour sujet la lutte contre les animaux sauvages qui dévastent les poulaillers. Cette pratique était observée dans toute la montagne même si personne ne l'avouait jamais. Et à vrai dire, certaines personnes m'ont dit qu'elle serait toujours pratiquée dans certaines fermes reculées. Mais chut, le sujet est tabou...

Texte extrait de Usages, coutumes et supersitions de la Montagne noire, 1839
Il existe aussi un article sur ce sujet paru en 2005 dans le cahier de rieumontagné N°54, pages 27 à 34 (voir lien ci-contre).

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(La Salvetat - Vallée de la Vèbre)

La Montagne noire a depuis toujours recélé des animaux sauvages, des loups qui furent éliminés et des renards. Ces derniers faisaient des ravages importants dans les poulaillers. Alors pour les empêcher de pénétrer, il y avait la solution de mettre des pièges. Une autre solution consistait à faire un Pary avec le renard.

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(La Salvetat - Le faubourg)

Le pari est réalisé par un sorcier. Celui-ci parcours le poulailler en prononçant des conjurations aux quatre coins. Les poules sont alors en sûreté. Cependant, la conjuration perdra tout son effet s’il y a un témoin de la scène ou si le propriétaire donne des œufs de ses poules juste après avoir tué un renard.

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(Aveyron ? - Dans la cour de la ferme)