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14/09/2009

Montpellier - Lycée de jeunes filles (5ème partie)

Retrouvez toutes les notes sur le lycée Clémenceau en cliquant ici

LYCÉE DE JEUNES FILLES de MONTPELLIER

INTERNAT MUNICIPAL

Le Lycée de Montpellier, qui a été le premier Lycée de Jeunes Filles ouvert en France, demeure au premier plan par la valeur de son enseignement et l'organisation de son internat : Celui-ci réalise tout ce que les parents peuvent actuellement désirer. Placer les enfants dans les meilleures conditions d'hygiène, veiller de très près à leur santé physique, est la grande préoccupation. Toutes les élèves sont régulièrement pesées et mesurées, de façon à suivre leur développement. Si une anomalie de croissance est constatée, le Médecin, professeur agrégé, attaché à l'établissement, est consulté. Une installation moderne de bains et de douche permet une propreté rigoureuse de toutes les enfants.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes filles, le jardin d'enfants)

Le chauffage central maintient dans toute la maison et par les plus grands froids une température douce et fixe. La discipline est libérale mais ferme, elle s'inspire de la plus entière loyauté, elle vise surtout à former chez les élèves le sens du devoir et de la responsabilité personnelle. La tenue et les manières sont l'objet d'une attention particulière; les internes, en dehors du Lycée, n'échappent pas au contrôle. Toute facilité est donnée aux élèves pour l'accomplissement de leurs devoirs religieux; un aumônier catholique est attaché à l'établissement, les élèves protestantes sont conduites à leur lieu de culte.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes filles, 1ère étude)

Les pensionnaires, dont les parents n'habitent pas la Ville doivent avoir un correspondant responsable. Les correspondants sont tenus de surveiller les élèves dont ils ont pris la charge. Aucune élève n'est admise à sortir seule en ville. Les élèves dont la conduite et le travail ont été satisfaisants, sont autorisées à sortir tous les dimanches, elles sont demandées au parloir par les parents ou les correspondants de 9 h. à 10 h. ou de 12 h. 1/2, à 13 h1/2; elles doivent être ramenées au Lycée et présentées au parloir avant 20 h. 30; aucun retard n'est toléré. Le Parloir est ouvert aux familles chaque jour de 12 h 30 à 13 h 30 et de 16 h 1/4 à 16 h 3/4. Les lettres reçues par les pensionnaires doivent être contresignées ; la plus grande surveillance est exercée sur la correspondance.

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(Montpellier - Lycée de Jeunes filles, salle de manipulations)

Les pièces à produire pour l'inscription des élèves sont les suivantes:

  • 1) - Acte de naissance sur papier timbré.
  • 2) - Certificat de vaccine.
  • 3) - Certificat de bonne conduite délivré par l'établissement d'où vient l'élève.

Les frais de pension sont payés par trimestre et d'avance. Une remise est faite aux familles qui ont plusieurs enfants à l'Internat. En principe, aucune pensionnaire ne doit rester au Lycée pendant les vacances de Noël et de Pâques; toutefois, en cas de force majeure, l'Internat peut garder quelques élèves, moyennant un supplément de pension de 10 fr. par jour. Les livres et les fournitures scolaires sont à la charge des familles, ainsi que les leçons de musique. Un trousseau complet est exigé des pensionnaires; tous les objets doivent être marqués au numéro attribué à l'élève. Les draps et les serviettes des élèves qui sont restées deux ans au Lycée, ne sont pas rendus aux familles et passent au service de l'Infirmerie. L'Internat se charge du blanchissage et du raccommodage du linge sans rétribution spéciale.

 

10/08/2009

Montpellier - Les statues de Lapeyronie et de Barthez

Note tirée de Les statues de Lapeyronie et de Barthez à Montpellier, 1865, E.F. BOUISSON

Le 15 novembre 1864.

Des drapeaux flottants aux fenêtres, la présence de la musique du 3ème génie, tout annonçait qu'un motif de plus attirait une nombreuse assistance pour la séance de rentrée des Facultés. Après les nombreux discours d'usages, le professeur DUPRE se plaça au pied de la statue de BARTHEZ:

Paul Joseph BARTHEZ, dont ce bronze représente l'image, est un de ces hommes notoirement historiques. Il occupe une place avancée au milieu de ces intelligences supérieurs que le 18ème siècle a vu naître. Unissant l'esprit pratique au génie de la spéculation, BARTHEZ fut le plus grand médecin et le plus grand professeur de son temps. Il appartient au Languedoc par sa famille, à Montpellier par sa naissance (1734), à notre faculté par l'éclat qu'il a donné à son enseignement. Doué d'une aptitude originelle peu commune, BARTHEZ était docteur à 19 ans et quittait Montpellier pour Paris. A 21 ans, il entrait dans le corps illustre de la médecine militaire. A 27 ans (1761), il fut nommé professeur à l'université de Montpellier. Pendant 20 ans, il enseigna les diverses parties de l'art de guérir avec un tel éclat qu'il forçait l'admiration. Il avait pourtant à lutter contre des difficultés réelles. Son visage était disgracieux, sa taille au-dessous de la moyenne, sa vue basse, sa voix faible et d'un timbre aigu. Mais la vivacité de ses yeux, l'animation extrême de son visage, la prodigieuse mobilité de sa physionomie, compensaient ces imperfections. L'autorité remarqua bientôt un semblable enseignement et l'homme éminent fut placé à la tête de la compagnie et nommé chancelier en 1773. Déceptions et tourments successifs, il prit la résolution de quitter Montpellier en 1781. EN 1802, BARTHEZ était un des premiers inscrits sur la liste des membres de la légion d'honneur. La vie de BARTHEZ s'achevait à Paris en 1806.

En plaçant la statue de BARTHEZ à l'entrée de cet édifice, où depuis plus de cent ans domine sa pensée, nous ne craignons pas de céder à des sentiments que l'avenir ne saurait justifier.

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(Montpellier - Satues de Barthez et de Lapeyronie)

Après ce discours, M. BOUISSON se rendit à son tour auprès de la statue de Lapeyronie, et traça le tableau de cette belle existence:

Qui était donc cet homme qui s'est si fortement emparé de l'estime publique, qu'on ne se lasse point de célébrer ses mérites ? LAPEYRONIE appartient au grand siècle; il naquit à Montpellier le 15 janvier 1678. Préparé par de fortes études à diverses carrières, et un moment indécis entre la culture de l'histoire naturelle, celle des mathématiques et celle de la chirurgie, c'est sur cette dernière qu'il fixa son choix. A 24 ans, il était nommé chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Montpellier. Il fit partie de l'Académie des sciences de cette ville, alors placée au même rang que l'Académie des sciences de Paris. Guéri par Lapeyronie d'une maladie traitée sans succès par les médecins de la capitale, le duc de Chaulnes voulut que Lapeyronie exerça à Paris. Il fit plus, il acheta pour son compte et à son insu la charge de chirurgien de la prévôté, prélude à sa nomination presque immédiate aux places de professeur d'anatomie au collège de Saint-Côme et de chirurgien en chef de la Charité. Il devint ensuite le premier chirurgien du roi, Louis XV qui l'aima, le logea, lui donna des lettres de noblesse et ne refusa à ce dernier rien de ce qui pouvait contribuer aux progrès de la science et de la chirurgie. Lapeyronie mourut à Versailles le 20 février 1747.

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(Montpellier - La faculté de médecine)

13/07/2009

Montpellier - L'esplanade

Si vous avez trop chaud, rien de tel qu'un petit tour à l'esplanade pour retrouver la fraîcheur au bord de la petite mare.

 

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(Montpellier - Jardin de l'Esplanade)

 

 

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(Montpellier - Jardin de l'Esplanade, la cascade)

 

 

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(Montpellier - Jardin de l'Esplanade)(