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02/11/2009

Montpellier - Neige sur la ville

Montpellier, le 3 mars 1840

Nous avons eu ces jours derniers un froid plus vif que n'avait été celui de tout l'hiver. Dimanche dernier la neige est tombée pendant toute la journée à flocons, soit dans la ville, soit à plusieurs lieues aux environs. Les vignes ne sont pas assez avancées pour avoir souffert.

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(Montpellier - Halle de la place Croix-de-fer)

La mer a été orageuse dans la nuit du samedi au dimanche. Le bateau à vapeur d'Agde à Marseille a couru assez de danger pour qu'on ait été obligé de jeter à la mer 200 moutons qui faisaient partie de la cargaison.

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(Agde - Arrivée de la pêche)

 

 

26/10/2009

Palavas - Accident de ballon

Les explorateurs du XIXème siècle ont permis à la science de faire des progrès rapides. Et ce tragique accident au large de Maguelone n'empêchera pas d'autres amateurs de conquête aérienne de s'installer, peu de temps après, à Palavas (ballons) puis à Villeneuve (avions).

(Messager du Midi)
Montpellier, le Jeudi 25 août 1881

Le cadavre de M. d'Armentieres, l'infortuné aéronaute parti de Montpellier dans la soirée du 15 août, a été trouvé lundi soir sur la grève par un pêcheur du Grau-du-Roi.

Mme d'Armentieres, mandée par dépêche, a reconnu le cadavre de son mari, qui a été inhumé hier au soir au Grau. Enfin, hier, un pêcheur de Palavas a trouvé la nacelle et le filet du ballon l'Eole, au large de Maguelone.

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(Palavas - La jetée, rive gauche)

Cette lugubre catastrophe causera une vive douleur à tous ceux qui ont pu connaître le caractère aimable et l'esprit charmant de M. d'Armentieres; elle ne pourra que causer des remords à notre municipalité.

Tout le monde est indigné, en effet, que nos édiles aient fait assez peu de cas de la vie d'un homme pour laisser partir M. d'Armentieres avec le vent qui soufflait dans la soirée du 15 août.

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(Palavas - Canalette de Maguelone)

12/10/2009

Abeilhan - Les bêtes à laine

La communauté d'Abeilhan apportait une attention particulière à l'encontre de la divagation des animaux domestiques laissés en liberté: brebis, anes, chèvres sont surveillés afin de ne pas endommager les cultures.

Le 20 août 1656, le premier consul se plaint que trois ou quatre habitants avaient depuis plusieurs années des bêtes à laine qui ruinaient entièrement les arbres, vignes et bois, dont les terroirs sont complantés et notamment les oliviers qui portent une rente si liquide, et dont elles dévorent le fruit toute l'année et les branches à leur portée; de plus, ces mêmes bêtes à laine mangent les tètes de sarments des vignes, des nouveaux plantiers jusques à la souche, par ce moyen les propriétaires sont privés de les tailler, suivant que la ménagerie le requiert; quant à ce qui regarde les bois et nouvelles plantes, les propriétaires qui y pouvaient faire du bois pour leur chauffage à l'épargne des oliviers, en seront privés, ainsi que des cercles et amarines (osiers) pour leurs provisions, qui épargneraient ceux et celles qui achètent fort chèrement; étant certain et évident que ces terroirs sont sans garrigues, terres-hermes et vacants, ni autres propres au dépaissement du dit bétail.

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(Abeilhan - La place)

Le 30 avril 1662, les consuls sont autorisés par le conseil politique à prendre l'arrêté suivant: Les bestiaux qui iront dans les vignes, olivettes, bois taillis et arbres nouvellement plantés, en aucune saison, seront pignorés (mis à l'amende); pour la première fois 10 livres, la deuxième fois 15 livres et la troisième fois 20 livres payables: un tiers à la confrérie du Saint-Sacrement, un tiers pour les pauvres ou réparations de l'hôpital notoirement ruiné et l'autre tiers aux pignorants (ceux qui dressaient le procès-verbal).
Défense de tenir plus d'ânes qu'il n'en faut pour le labourage, sous peine de payer 3 livres pour chaque âne ou poulain superflus.
Quant aux chèvres, attendu qu'elles portent grand désordre, les consuls les feront vider du terroir dans la huitaine, autrement les pignorer.

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(Abeilhan - Avenue de Servian)