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14/06/2010

Montpellier - Le jardin des plantes

 

Extrait de Les Boulevards extérieurs de Montpellier, Louis H. Escuret, 1968

Actuellement, le Jardin des plantes qui mesure près de six hectares est la propriété exclusive de l’Université de Montpellier.

Dès octobre 1596, Pierre Richer de Belleval choisit l'ouest de la ville, entre et hors les portes du Peyrou et des Carmes, un espace découvert, compris entre le Peyrou et le lieu de Boutonnet, portant le nom de Savoie. Ce terrain paraissait n'avoir jamais été occupé par une agglomération; de plus~ l'eau s'y décelait par de nombreux puits. L'été de 1598 fut employé aux travaux d'aménagement, tant de la bâtisse que du jardin. A cette époque, on comptait déjà 1332 espèces de plantes.

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(Montpellier - Jardin des plantes, l'orangerie)

En vue d'agrandir les jardins du roi et celui de la reine, de nombreux achats successifs de champs, creux de fumier, jardins, petites maisons, casaux, aires au lieu-dit Sainte Auralie furent effectués par Pierre Richer de Belleval lui-même. La terre du Jardin des Plantes était, depuis le siège de 1622, détériorée par la chaux et le sable auxquels elle se trouvait mêlée.

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(Montpellier - Jardin des plantes, la grande serre)

Martin Richer de Belleval, qui avait succédé à son oncle, obtint, le 22 juillet 1634, des lettres patentes lui donnant autorisation de prendre, pour l'améliorer, le résidu que les égouts portaient dans les fossés de la ville.

10/05/2010

Montpellier - Assassinat du professeur DELPECH

Texte tiré de Vieilles rues de Montpellier, L.H. ESCURET, 1956

Dans l'après-midi du 29 octobre 1832, assis dans son cabriolet ayant près de lui son domestique, le professeur Jacques Mathieu DELPECH se rendait suivant sa coutume à sa clinique. Derrière la fenêtre de la maison MALET, située à cent pas environ de l'établissement, un nommé DEMPTOS de Bordeaux guettait son arrivée. Voyant venir la voiture, il saisit un fusil, descend rapidement l'escalier et se place sur la porte de la maison; DELPECH l'aperçoit, le reconnaît et fait signe de s'arrêter. Aussitôt part un coup de feu. DELPECH s'affaisse sans pousser un cri. Le meurtrier craignant de ne pas avoir atteint son but tire une seconde fois, mais c'est le domestique qui a reçu son maître dans ses bras, qui tombe, à son tour, mortellement frappé; le cheval s'effraie, part comme un trait et s'arrête machinalement devant la porte accoutumée, pendant que l'infortuné DELPECH, tombé du cabriolet, expirait sur la route.

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(Montpellier - Hôpital suburbain, statue de DELPECH)

L'assassin rentra alors rapidement dans sa chambre et se suicida d'un coup de pistolet. Atteint d'un varicocèle dont il souffrait, DEMPTOS s'était fait opérer par le professeur DELPECH et se montra très satisfait du résultat de l'opération. Il devait revenir à Montpellier, l'année suivante pour y commettre son crime. La veille on l'avait vu au théâtre en compagnie du professeur, avec lequel il avait eu, paraît-il, au cours de la soirée, une très vive altercation. A l'époque on pensa que le professeur DELPECH, consulté sur la convenance d'une union à laquelle Demptos aspirait, avait pu donner un avis défavorable; ce dernier aurait voulu obtenir une rétractation ou se venger et c'est cette funeste résolution qui l'emporta.

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(Montpellier - Entrée de l'Hôpital suburbain)

 

22/03/2010

Montpellier - Fermeture des portes la nuit

Extrait de Nouveau recueil des usages locaux, 1936, Préfecture de l'Hérault

Arrêté de M. le Maire de Montpellier du 24 octobre 1850, modifié par un arrêté du 3 septembre 1873 approuvé par M. le Préfet de l'Hérault, le 5 septembre 1873.

Le Maire de Montpellier,

Considérant qu'il résulte des rapports de la police qu'un grand nombre de propriétaires ou habitants ont dans l'habitude de laisser ouvertes, durant toute la nuit, les portes d'entrée de leurs maisons;

 

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(Montpellier - Place de la Comédie)

Que cette habitude est dangereuse pour la sécurité publique, puisqu'elle donne un refuge aux malfaiteurs qui, par ce moyen, peuvent facilement se soustraire aux perquisitions de la police; qu'elle expose ainsi les propriétaires et les locataires eux-mêmes et leurs propriétés aux dangers les plus graves;

Qu'il est donc dans l'intérêt des propriétaires et locataires eux-mêmes aussi bien que dans l'intérêt de la sûreté générale des citoyens de prescrire des mesures propres à faire cesser ces inconvénients;

 

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(Montpellier - la Préfecture)

Arrête :

  • Article premier. - Les propriétaires ou locataires des maisons situées dans la ville ou dans les faubourgs sont tenus de fermer à clef les portes d'entrée de leurs maisons, donnant sur les rues avant 10 heures du soir.
  • Art. 2. - Les contrevenants aux dispositions de l'article précédent seront poursuivis devant le tribunal de simple police et punis conformément à l'article 471 du Code pénal d'une amende de 1 à 5 fr. En cas de récidive, la peine d'emprisonnement pendant trois jours au plus sera prononcée contre les contrevenants, conformément à l'article 474 du même Code.
  • Art. 3. - Les portes qui seront trouvées ouvertes après 10 heures du soir seront fermées par les agents de nuit.
  • Art. 4. - Lorsqu'une maison sera habitée à la fois et par le propriétaire et par un ou plusieurs locataires, les poursuites seront dirigées contre le propriétaire et si la maison n'est habitée que par des locataires, elles seront dirigées collectivement contre tous ces locataires qui seront solidairement passibles des condamnations prononcées.
  • Art. 5. - MM. les Commissaires de Police sont chargés de l'exécution du présent arrêté.