05.01.2009

Bonne année 2009

CPA34 vous souhaite une bonne année 2009

 

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29.12.2008

Castelnau-le-Lez - Le trésor de Substantion

Si par hasard vous vous trouvez dans le secteur de Castelnau en cette nuit de réveillon, allez donc faire un tour au bord du Lez voir si le génie est toujours en train d'accomplir sa tâche séculaire. Si d'aventure vous le rencontrez, prenez garde de prendre vos précautions pour retrouver votre chemin.

Texte extrait de Tendre Atas de Maurice CHAUVET, 1952

La légende raconte que le roc surplombant le paisible Lez, près du village de Castelnau, non loin de Montpellier, s'entrouvre la nuit de la Saint-Sylvestre. La rivière s'arrête de couler, et un génie vêtu de blanc sort de la caverne et crie : « De la part du Grand Venant (Le Diable) qui veut de l'argent? ». Celui qui est assez courageux pour répondre: « Baillez m'en! » s'entend dire: « Entrez dedans! » Et dedans, une vive lumière éclaire des galeries innombrables, un véritable labyrinthe scintillant de cristaux de roches. Il y a des galeries de gros sous : « niquets, syzenas, prelingues, gros carolus et autres bagatelles », et ensuite on marche sur des « réaux, angelots et patagons », et enfin, au bout d'une lieue et après bien des détours, on tombe sur un amoncellement d'or, notamment sur « quatre cent quarante millions en doubles ducats d'Espagne, autant de rixda1es d'Allemagne et cinq cent cinquante millions de louis d'or. L'on sait aussi que l'intrépide qui ose pénétrer dans l'antre doit, au retour, retrouver son chemin dans ce dédale et en sortir avant que le dernier coup de minuit ne tinte au clocher de Castelnau-le-Lez sinon, à cet instant, le génie pousse un grand cri, les lumières s'éteignent et le roc se referme sur l'infortuné.

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(Castelnau - Place de la mairie)

Voici l’histoire du petit Janot, surnommé « Pitchot Manet » à cause de sa petite taille, pénétra dans le roc, emplit sa besace, berna le génie et fit la fortune de ses parents. Car elle était bien pauvre la famille d'Estève le marbrier de Naviteau. Si pauvre, qu'en cette fin d'année, elle ne pouvait payer la rente de la scierie à Monsieur de Carescausse et que, plus d'une fois, on dînait d'une « aïga boulida » et même parfois, de « cagaraoulettas » que la sœur de Pitchot Manet allait ramasser au cimetière Saint-Lazare. Les belles pierres de Tavel et de Lens, bien sciées et poncées, s'entassaient sous le hangar depuis que les gens, qui n'avaient plus de goût, dallaient leur cuisine de tomettes rouges et que les entrepreneurs faisaient leurs escaliers en ciment. Donc, ce 31 décembre, Pitchot Manet, sur le coup de onze heures du soir, se présenta seul devant le rocher.

Au premier tintement de l'horloge, le génie apparut et lança son appel dans la nuit froide. Pitchot Manet rassembla tout son courage, car il avait grand' peur, et, d'une voix mal assurée, répondit « Baillez m'en » puis il entra résolument par la faille du roc. Le génie était content d'avoir un client, mais il riait méchamment, tout en dedans, de la présomption du petit bonhomme qui n'avait, pour tout attirail, qu'un gros sac. Ce que le mauvais génie aurait dû remarquer, c'est que le vaillant Janot avait attaché à chacun de ses talons deux pattes de lapin, de manière à ce qu'elles traînassent par terre. Pitchot Manet avait beau aller vite, il lui fallut passer sur la monnaie de billon, puis sur celle d'argent, errer de-ci, de-là dans une série de tunnels, enjamber avec effroi quelques ossements d'infortunés prédécesseurs pour arriver, enfin, au bout d'une bonne demi-heure devant le trésor fabuleux.

Le génie ricanait et se frottait les mains avec une joie sardonique. En voici un pensait-il, qui était fait comme un rat. Il ne serait jamais de retour à la sortie avant minuit. Le nigaud n'avait même pas pris la précaution de semer quelques cailloux ou de faire des marques sur les parois pour se reconnaître; cailloux et marques que le vilain sire se chargeait d'ailleurs de faire disparaître. Pitchot Manet ne perdait pas de temps. De son sac, il avait sorti prestement son petit chien Perlou et empli de diamants les deux sacoches accrochées aux flancs de la bête. « Vite, maintenant au sac - c'était lourd. Faisons renifler à Perlou mes pattes de lapin, elles sont parfumées à la crotte de bique... minuit n'est pas loin... en route! »

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(Castelnau-le-Lez - Le moulin des Guilhems)

Guidé par le flair de l'animal qui suivait le chemin parcouru à l'aller, Pitchot Manet était encore loin de la sortie quand le génie l'oreille aux aguets, entendit tinter l'horloge du village. Ding-dong! un quart, ding-dong! la demie, ding-dong! trois-quarts... ding-dong... compta le génie machinalement... mais, stupeur, pas de quatrième quart précédant les douze coups, et pas de douze coups, bien sûr. « Pas possible, se dit-il, j'aurais diablement cru qu'il était plus tard ». Tout-à-coup, il entendit résonner des pas. C'était Pitchot Manet qui approchait. Allait-il sortir avant minuit? Les minutes passaient bien lentement. Enfin, le méchant génie poussa un rugissement de triomphe. Ding-dong! Ding-dong! Ding-dong! Ding-dong! cette fois les quatre quarts y étaient bien. Solennel et tragique sonna le premier coup de minuit... Et c'est à ce moment même que Pitchot Manet précédé de Perlou qui tirait sur sa corde comme s'il courait après un lièvre des garrigues passa, tel un bolide, devant le génie stupéfait en criant: « Au revoir, et à l'an que ben! »

Le roc roula avec un bruit horrible. Le génie s'arrachant des touffes de barbe, hurlait, comme un « nésci » : « Voyou, gueusas, chenapan, tu finiras à Aniane... ». A cent pas, Janot, trouva sa sœur Stéphanette qui l'attendait : « Enfin te voilà, tu m'as fait attraper l'onglée tellement il faisait froid sur le clocher de Castelnau... et cette grosse aiguille qui ne voulait rien entendre pour revenir en arrière... elle me tirait en l'air ! ». « Tais-toi, fit Pitchot Manet... J'ai ta dot dans mon sac... Tu épouseras le fils de Monsieur de Carescausse... ».

Et voilà comment Pitchot Manet et sa sœur Stéphanette trompèrent le mauvais génie et firent la fortune de leurs parents.

22.12.2008

Joyeux noel 2008

Bonne fêtes de Noël à tous les internautes.

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Un enfant sage est ici,
Il mérite récompense.
Il est endormi je pense
Sans bruit, descendons ceci.

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Petite mère avait raison
De dire que les enfants sages
Auraient des jouets à foison
Je veux l'être encor' davantage

08.12.2008

Magalas - Les orages du 25 juin 1844

Quand la nature se déchaîne sur une région, elle laisse un paysage de désolation. C'est parfois une quantité de pluie impressionnante, une autre fois, c'est un vent violent, une autre, c'est un orage de grêle... Les événements climatiques de cette nature sont fréquents dans la plaine de l'Hérault. Les vieux exemplaires de journaux sont là pour nous rappeler qu'ils peuvent être dangereux, tel celui qui s'est abattu sur les hauts cantons du bittérois en ce 25 juin 1844.

Extrait de l'Indicateur de Béziers, juin 1844

Un orage affreux est venu le 25 juin porter la misère et la désolation dans une grande partie de notre arrondissement. De mémoire d'homme, on n'avait éprouvé dans le pays un désastre pareil. Dans la journée du 21 juin, un vent de sud Ouest poussa les nuages vers la montagne, et on s’attendait généralement à une pluie abondante. Dans la nuit, le vent tourna au sud et vers la matinée du 25 il souffla du sud-ouest. Du côté de la Montagne-Noire les nuages étaient amoncelés, et il était à présumer que vers le milieu du jour l'intensité de la chaleur ne fit éclater un fort orage. Pour le malheur des contrées que l'ouragan a parcourues, cette triste prévision ne tarda pas à se réaliser.

Du côté des montagnes de Saint-Pons, l'horizon présentait une bande noire qui, vers une heure de l'après-midi, commença à être sillonnée par les éclairs. Le bruit sourd et lointain du tonnerre se faisait entendre par intervalles. Une demi-heure après, l'ouragan se forma, les nuages furent poussés avec violence vers l'est, et partout sur leur passage la grêle, la pluie et le vent ont causé des dégâts affreux. Du vallon d'Olargues l'orage a côtoyé les montagnes de Roquebrun; de là les pitons de ces montagnes ont refoulé les nuages vers Cessenon, Cazouls-lès-Beziers, Causses-et-Veyran, Coujan , Murviel et Saint-Geniez-le-Bas. Il a longé les territoires de Paihés, Puimisson et Puissalicon, a fondu sur Magalas, Pouzolles, Roujan, Abeilhan, Alignan, Caux et Montagnac; il a, dit-on, été se perdre du côté du Rhône.

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(Magalas - La croix de la Mission)

Une nuée noire et épaisse, accompagnée d'un bruit sourd et continu du tonnerre précédait le gros de l'orage. Pendant huit ou dix minutes une grêle sèche et épaisse, qui tombait d'autant plus vite que la masse excédait de beaucoup la résistance de l'air, a annoncé la tempête. En un clin d’œil toute la surface du sol a été recouverte par la grêle à la hauteur de 13 à 15 centimètres, et dans les endroits où elle a été poussée par la tourmente la grêle s'amoncelait jusqu'à la hauteur de près d'un mètre. Dans cet espace de temps la campagne a été complètement ravagée, toutes les récoltes détruites et totalement perdues. Les céréales hachées par la grêle ont été brisées et enlevées par l'ouragan. Il ne reste plus sur le sol des champs ensemencés en blé ni paille ni grain. La vigne dépouillée de sa verdure ne porte ni feuilles ni fruits. Les ceps sont écorcés. Les jeunes plantiers de deus ou trois feuilles sont entièrement perdus, il faudra les arracher. Les vignes jeunes pendant plusieurs années ne produiront que peu ou point de raisins. Les oliviers et tous les autres arbres à fruits, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fruits ont été meurtris et brisés par l'orage. Les fourrages ont été également triturés et balayés par la tourmente; rien n'existe sur pied dans les prairies artificielles, tout est perdu.

Dans la campagne, les bestiaux qui ont été surpris par l’orage ont été tellement effrayés qu’ils courraient ça et là comme en furie; plusieurs ont reçu par l'effet de la grêle de fortes contusions. On a trouvé le soir même de l’orage des lapins, des pies, des perdreaux et autres volatiles entièrement morts sur la place par les coups de la grêle. L'orage a sévi pendant plus d'une heure et demie. La grêle était très-grosse, et par conséquent très meurtrière. Les dégâts de l’orage sont incalculables. A Saint-Géniez le Bas les ravages de l'ouragan ont été des plus meurtriers; on évalue à plus de cinq cent mille francs la perte de la récolte pendante. A Cazouls-les Beziers, le domaine de M. Crestou, et les terres de Savignac ont éprouvé de forts dommages.

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(Magalas - Postes et télégraphes, rue de la gare)

Le territoire de Magalas a aussi été très maltraité. Les arbres à fruits, et principalement les amandiers ont été dépouillés de leurs écorces, comme si à l'aide d'un couteau on avait raclé la tige des arbres. Dans ce village les détonations du tonnerre ont été si violentes et si réitérées que les vitres des maisons ont été brisées en grande partie. La chute de la grêle a été si forte que plusieurs toitures ont été endommagées. A Magalas la récolte en céréales, en vin, en olives et en amandes est tout à-fait perdue. On ne voit partout que des gens en pleine désolation, gémissant sur le désastre qui vient de les frapper. La métairie d'Arnaudy est totalement ravagée; il en est de même de la métairie de Saint-Pierre.

Le village de Puissalicon a moins souffert. On évalue cependant au quart la perte des récoltes en céréales, vin, olives et amandes. L'orage a moins sévi du côté de Puimisson. On a cependant éprouvé quelques sinistres dans cette localité

Le territoire de Roujan n'a été atteint qu'en partie, tout le côté du territoire faisant face à Neffiés n'a éprouvé que de faibles dommages. Mais la partie du côté de Mougères a été totalement atteinte par l'ouragan. Les dégâts de ce côté sont nombreux et incalculables

Alignan-du-vent, et Pouzolles surtout, ont éprouvé des pertes énormes. La même direction des nuages qui out ravagé Saint-Géniez-le-Bas et Magalas a causé à ces deux villages des sinistres affreux

Le village de Laurens et celui d’Autignac ont été épargnés comme par miracle. A droite et à gauche du domaine de Grézan, on a des calamités à déplorer et Grézan n’a nullement été atteint.

Le territoire de Faugères a beaucoup souffert dans la partie qui envisage Laurens. A chaque instant on nous apporte des nouvelles de plus en plus désastreuses. La désolation, la misère, la consternation règnent dans toutes les localités que l'ouragan a parcourues.

Les territoires qui ont été ravagés n'ont de véritable ressource que dans la perception de la récolte du vin, et les vignobles des localités frappées par l'orage sont dans un état désespéré.

Ce désastre inouï a semé l'alarme et la consternation dans toutes les communes frappées. Des milliers de familles ont été en moins d’un quart d’heure réduit à une désolante détresse.

Les pertes essuyées ne sont pas moindres de plusieurs millions de francs.

Il faut avoir été témoin de l'événement pour s'en rendre un compte exact; pour juger de la violence avec laquelle la grêle est tombée, il suffit de citer quelques faits.

Un homme des environs de Bédarieux, revenait de Béziers, monté sur une mule. Parvenu à une petite distance de Saint-Géniés-le-Bas l'orage l’a surpris; le vent et la grêle l'ont emporté et précipité contre des pierres, il n'a pu se relever, on l'a transporté à Faniez, son état est alarmant.

A Pouzolles, les cultivateurs également surpris par l'orage et dépourvus d'abri ont été réduits pour préserver leur tète des coups violents de la grêle, à croiser les bras sur le front. Leurs bras sont meurtris, gonflés et noircis comme s'ils eussent été frappés à coups de bâton.

La campagne offre dans ces communes le plus triste aspect ; il est déplorable de voir ces terres si fertiles déshéritées de tous leurs produits. Jamais malheur aussi grand n'avait atteint l'agriculture de nos contrées.

Hier, M. le sous-préfet a consacré la journée à visiter les territoires ravagés. La sollicitude éclairée de ce magistrat nous donne l'espoir que bientôt te gouvernement apitoyé sur le sort des populations désolées par ce désastre, répandra sur elles des secours prompts et efficaces.

Une souscription a été ouverte chez MM. les notaires de l'arrondissement de Beziers, par les soins de M. le sous-préfet F. Quintard.

Nous recevons aussi de l'arrondissement de Saint-Pons des nouvelles vraiment désastreuses sur les ravages occasionnés par le même orage. Les communes de Saint-Chinian, Ferrals, Rieussec, Boisset, Vélieux, Pardailhan et Riols, sent celles qui ont eu le plus à souffrir. Les blés et les récoltes de toute nature ont à peu près entièrement disparu, et les vignes ont été gravement endommagées par la grêle Dans l'espace de quelques minutes seulement, le sol a été couvert de 25 centimètres de grêle; le lendemain on en trouvait encore dans certains endroits, et les montagnes semblaient couvertes de neige. Ou a remarqué, nous assure-t-on, et en grande quantité, des grêlons de la grosseur d'un oeuf.

 

27.10.2008

Montpellier - Les débuts du théâtre

Bien avant la télévision, les montpelliérains bénéficiaient de loisirs visuels et étaient très nombreux à se presser pour assister à ces représentations. Comme nous le découvrons sur cette page, les autorités ont également très tôt instauré une redevance qui n'est pas sans rappeler une autre redevance plus actuelle.

Au début du 19ème siècle, dans une ville comme Montpellier, le théâtre était ouvert en permanence et donnait une représentation chaque soir. Le directeur renouvelait de temps à autre une partie de sa troupe, qui ne chômait jamais. Au cours du mois de mai 1812, la troupe fut en grande partie renouvelée, et les débuts des acteurs ne furent pas heureux. Le théâtre se vide. Un soir, la chanteuse reçoit une couronne de gousses d’ail pesant 5 quarts de livre, sous laquelle elle tombe évanouie. Petit à petit, la foule, qui abandonne le théâtre, va aux marionnettes devant lesquelles la société la plus élégante se presse.

Mais l’autorité ne put admettre que l’on abandonnât ainsi, pour des divertissements d’enfants ou d’illettrés, un théâtre sérieux et classé. C’est pourquoi, le 14 septembre 1812, M. le préfet de l’Hérault prit l’arrêté suivant qui sauva alors le théâtre de la déconfiture:

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(Montpellier - Place de la comédie, le grand théâtre et la fontaine des Trois-Grâces)
  • Considérant que le théâtre existant dans la ville de Montpellier doit avoir une troupe sédentaire
  • Considérant que le service de ce théâtre exige de grandes dépenses auxquelles les produits du spectacle ne peuvent suffire à cause de la diminution journalière qu’il éprouve
  • Considérant qu’il s’est formé dans cette ville, des établissements pour des bals ou des concerts dont certains sont permanents et dont les autres ont lieu à des époques périodiques qui ne peuvent que nuire au théâtre privilégié
  • Considérant qu’en maintenant les spectacles et les amusements secondaires, il est de toute justice de leur faire supporter une indemnité relative au préjudice qu’ils occasionnent
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(Montpellier - Le foyer du théâtre)

Arrête ce qui suit :

  • Article 1er : Il sera perçu, dans tous les spectacles, au profit du théâtre privilégié de Montpellier, une redevance sur tous les spectacles de pantomime de figure, d’animaux, de joutes et de jeux, ainsi que sur les bals, concerts et pour tous les amusements qui s’établiront dans ladite ville et ans ses faubourgs.
  • Article 2 : Cette redevance sera un cinquième du produit brut des recettes
  • Article 3 : Elle sera seulement de un dixième pour les bals et concerts qui sont permanents
  • Article 4 : La redevance sera délivrée au directeur du théâtre principal
  • Article 5 : Ceux qui la refuseront seront contraints de fermer leur salle d’amusements
  • Article 6 : Le maire de la ville de Montpellier fera exécuter cet arrêté par toutes les forces que la loi a mis enson pouvoir.

Fait à Montpellier, le 14 septembre 1812


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(Montpellier - La place de la comédie et le théâtre)

20.10.2008

Riols - L'école Saint-Benoît d'Ardouane

Elle a vu passer de nombreuses culottes courtes mais elle se trouve désormais bien seule, l'école de Saint-Benoît d'Ardouane. Comme c'est triste de voir un tel lieu pillé, ravagé, abandonné. Comme je l'ai découvert sur les deux sitex internet suivants, www.st-benoit-ardouane.com et saint-benoit-ardouane.com, cette école était encore en service il y a peu. Cependant, c'est un patrimoine en péril et il ne restera bientôt plus, si rien n'est fait, que le souvenir et les cartes postales envoyées par ses anciens élèves.

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(Ardouane - Ecole libre Saint-Benoît, cour intérieure)

23 juin 1934
Mademoiselle,
Ainsi que je vous l'avais laissé entendre, je suis allé à Toulouse. ma première visite a été (.../illisible/...) puisque l'après midi, il est venu me rejoindre (.../illisible/...). Nous avons causé de vous. les chers petits Jean et Louis vont bien. Mes respectueux souvenirs à votre soeur, priez pour moi qui le fait pour vous. Humblement dévoué
L.G.
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(Environs de l'école libre Saint-Benoît d'Ardouane - Source du Jaur)

Mademoiselle Georgette et chère amie.
Excusez-moi d'avoir tardé à répondre à votre aimable carte que vous avez bien voulu joindre dans la lettre de soeur Louise. Je vous remercie de vos bonnes nouvelles. Je suis heureux de vous savoir en bonne santé ainsi que votre famille. Moi, je vais assez bien, je me repose autant que je le peux. Aussi, je ne peux vous permettre quand je viendrai vous voir surtout avec ces grandes chaleurs.

13.10.2008

Pérols - le boulidou

Pérols serait dérivé de Peirau qui signifie chaudron. Etrange mais pourtant il y a une explication. Merci à Alain G. pour ces deux cartes postales de Pérols.

Extrait d'un article tiré de "De Maguelone à la Cité", 1948, anonyme.

A 8 kilomètres au Sud est de Montpellier, se dore au soleil le village de Pérols. C'est entre l'étang et le village, à 200 pas de l'église, que se trouve le Boulidou. Si vous ignorez son existence, vous passez à côté de lui sans prendre garde à lui. C'est une cuvette sans prétentions, à peu près circulaire. Elle a 4 mètres de diamètre à l'ouverture et quelque 50 centimètres de profondeur. Dans le fond s'entassent des tessons de bouteille, des boîtes de sardine et de nombreux cailloux. cela doit être un jeu, pour les gamins de Pérols, de viser à dix pas le boulidou. Tout autour du creux, des décombres, des ordures, des échappés de poubelle. C'est ici le dépotoir du village. On a quelque peine à imaginer que, grâce à cette humble cuvette, au milieu d'une aire dénudée et malodorante, Pérols faisait jadis figure de station thermale. Il faudrait revenir ici en hiver, quand tombent les pluies. Le creux garde les eaux qu'il recueille. On assiste alors à un curieux phénomène. Du sein de la masse liquide, des gaz s'échappent en provoquant un bouillonnement. De là le nom de Boulidou.

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(Pérols - Place de la mairie)

En 1743, un savant montpelliérain, M. Haguenot présentait un certain nombre d'observations: Les eaux du Boulidou sont connues depuis longtemps et mentionnées par les voyageurs, les historiens et les géographes. Malgré leur bouillonnement, elles conservent leur froideur naturelle. Ces eaux ne viennent que des pluies. En hiver, le boulidou est ordinairement plein tandis que, dans les fortes chaleurs de l'été, il est à sec. Les eaux du Boulidou sont fort recommendées contre la goutte et le rhumatisme, mais elles sont ausi précieuses pour combattre l'ophtalmologie et les engelures. Les malades viennent en foule pour demander guérison ou soulagement.

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(Pérols - Le hangar, cabannes de pêcheurs)

Le boulidou est une mofette, c'est-à-dire un dégagement de gaz carbonique comme il s'en rencontre fréquemment aux alentours des volcans. il convient de noter que des traces de volcanisme s'observent non loin de Pérols, à Maguelone, à Grabels, à Montferrier. Quant il y a de l'eau, les bulles de gaz s'échappent. En période de sécheresse, si on se penche, avec bien des précautions, on entend un sourd grondement. Les observateurs du 18ème siècle notent que les oiseaux qui viennent boire au Boulidou s'engourdissent et restent sur le bord. la première course des enfants de Pérols est dirigée sur le Boulidou pour y ramasser les oiseaux suffoqués. Rien ne vit autour du Boulidou.

 

 

06.10.2008

Villetelle - Le pont romain d'Ambrussum

Le pont romain d'Ambrussum tel qu'on pouvait l'observer début 1900 offre une vision quasi semblable à celle que Gustave COURBET a dépeinte quelques décennies auparavant. L'une des deux arches ne devait pas résister aux crues du Vidourle lors des intempéries de ce début de siècle.

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(Lunel - Pont romain sur le Vidourle)

Béziers devait son importancenon seulement aux richesses de son terroir, mais encore à sa situation: elle commandait la route d'Espagne, la voie Domitia, artère principale de la province. Cette route, ancien chemin d'Hérakles des grecs, franchissait le Vidourle près de lunel sur un pont qui subsiste en partie, passait au nord de Montpellier, puis traversait la plaine de Montbazin. Au delà de Loupian, jusqu'à l'Hérault, elle porte le nom de chemin de la reine Juliette. Les Romains ne reculaient devant aucun obstacle pour construire leur route.

29.09.2008

Pezenas - Hôtel de Peyrat, la vie de Molière

La ville de Pézenas vient de restaurer l'hôtel de Peyrat, une magnifique demeure du 17ème, autrefois prison, qui héberge désormais l'office de tourisme et le scénovision. Pezenas entend ainsi mettre en valeur ce passé qui la rattache à l'histoire de Molière. Et c'est sous la forme d'un film, un parcours en 5 actes, que l'on peut visualiser les 5 étapes marquantes de la vie de Molière. Il faut dire que la mise en scène a été remarquablement soignée avec un procédé de projection en relief qui devrait ravir les petits comme les grands, les scolaires, les étudiants comme les retraités. Exceptionnel...

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(Pezenas - Boulevard Voltaire, Les anciennes prisons sous le duc de Montmorency)

Pézenas, le 29 septembre

Cher Jean Louis,
Un petit clin d'oeil pour te féliciter de ton interprétation d'un Molière presque plus vrai que nature. Tu reconnaitras les lieux.
Bien le bonjour à toute la famille.

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(Pezenas - Place du 14 juillet, vue d'en haut)

 

22.09.2008

Béziers - Collège Henri IV

Le collège des jésuites a vu passer de nombreux garçons dans son collège de Béziers. Le plus illustre d'entre eux est sans aucun doute Jean Moulin. L'enseignement y est dispensé depuis le 16ème siècle.

Béziers, 2 novembre 1911,
Nous partons pour Florensac à 3 h et je voudrais bien rentrer par le train de 9 h ce soir à Montpellier mais on ne voudra pas me laisser partir. Si l'on donne ce que tu sais, je resterai sinon, je file. Je me suis entre vue avec Marie, elle viendra dans une dizaine de jours, le temps de prévenir. Sois tranquille, quand j'aurai les renseignements dont je t'ai chargés, je soignerai les jambes. A ce moment-là, je viendrai car je languis de voir cette petite et Berthe aussi.

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(Béziers - Collège Henri IV) 

Tu as le mémoire qui te serait nécessaire sur le bulletin que je t'ai envoyé en septembre. Tu l'as peut être égaré. Papa a été assez aimable et il est content de Justine qui le soigne bien. Si je le puis, je t'écrirai pour te raconter mon voyage à Florensac. Enfin, je tacherai de t'envoyer un mot pour ton dimanche.  Tu pourras répondre de suite pour voir ce qui me reste à faire. Bien des choses à tous. Baisers pour ton bébé.
Marie

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