Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/11/2007

Gignac - ponts et inondations

Gignac et les orages d'automne

A chaque gros orage, on parle de catastrophe exceptionnelle. Les hommes ont la mémoire courte car des récits et des études montrent que les caprices du ciel ont toujours existé. Notre région est sujette à de fortes précipitations, jusqu'à un mètre d'eau en 24 heure !

Extrait du recueil des travaux de l'Institut de Géographie Alpine, 1919

Comme dans tout le Bas Languedoc, les orages d'automne, après la longue période de sécheresse de l'été, ont une violence soudaine et provoquent de véritables désastres. La haute barrière des Cévennes, brusquement dressée au dessus de la dépression méditerranéenne appelle dans les bassins des torrents qui en descendent, des condensations inouies.

f39729fb855d87416b047d43e58def44.jpg
(La vallée de l'Hérault - Le pont suspendu de Gignac)

L'intensité de ces averses dépasse, de loin, celle qui est considérée, en France, comme torrentielle. Elles comptent parmi les plus fortes que notre globe reçoive. Le record du monde de la pluie journalière a été jusqu'ici enregistré à Tcherrapundji, dans l'Inde, le 14 juin 1876. Il tomba à cette station, 1,036 mètre d'eau atmosphérique. Ce record est approché par l'extraordinaire pluie cévenole de 950 millimètres observée à Valleraugue le 28 septembre 1900.

519cf24f01b450e4af297b1369e2ade2.jpg
(La vallée de l'Hérault - Le pont de Gignac)
Les orages provoquent des crues soudaines et certains torrents de nos Cévennes roulent autant d'eau que de grands fleuves. En octobre 1868, l'Hérault s'éleva à 13 mètres et en septembre 1875, à 12 mètres au pont de Gignac, dont le débouché est pourtant de 88 mètres. L'Hérault roula en 1868 et 1875 à Gignac, des débits voisins de 3500 à 3800 mètres cubes, c'est-à-dire, plus que le Rhin (2210 mètres cubes), 10 fois plus que la Seine à son embouchure (300 mètres cubes). 

06/06/2007

Montpellier - 13 mai 1922 - Orage de grêle

Montpellier - 13 mai 1922 - Orage de grêle

A l'heure où l'on parle de réchauffement climatique, d'événement exceptionnel, de catastrophe, les hommes ont souvent la mémoire courte. La télévision montrait, il y a quelques jours, des images d'un village où il était tombé 70 cm de grêle : exceptionnel !

Exceptionnel comme celui qui s'est abattu sur Montpellier le 13 mai 1922. Vers 16 h 30 et pendant une demi-heure, le ciel s'est assombri au-dessus de Montpellier. Sur le quartier de Saint Denis, la pluie s'est transformée en grêlons qui se sont amoncelés dans les rues.

medium_montpellier-rue-saunerie-1.jpg
(Au fond, l'église St Denis)

 

Les passants ont abandonné voitures (charrettes) et animaux pour se réfugier dans les magasins. A la fin de l'orage l'épaisseur de grêle était de 80 cm dans la rue de la Saunerie (en face de l'église Saint-Denis). Devant l'ampleur des dégâts, le 2ème régiment du génie, alors en garnison à la caserne Joffre (actuel lycée), fut envoyé pour déblayer les rues.

 

medium_montpellier-rue-saunerie-2.jpg
(Au fond, dans le prolongement, l'avenue de Toulouse)