13.04.2009
Paques - Cherchez les oeufs
Courte pause cette semaine pour me permettre d'aller chercher des oeufs dans le jardin... dès que les cloches auront sonné.

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01.04.2009
1er avril

10:49 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cartes, postales, poisson, avril
05.01.2009
Bonne année 2009
CPA34 vous souhaite une bonne année 2009


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29.12.2008
Castelnau-le-Lez - Le trésor de Substantion
Si par hasard vous vous trouvez dans le secteur de Castelnau en cette nuit de réveillon, allez donc faire un tour au bord du Lez voir si le génie est toujours en train d'accomplir sa tâche séculaire. Si d'aventure vous le rencontrez, prenez garde de prendre vos précautions pour retrouver votre chemin.
Texte extrait de Tendre Atas de Maurice CHAUVET, 1952
La légende raconte que le roc surplombant le paisible Lez, près du village de Castelnau, non loin de Montpellier, s'entrouvre la nuit de la Saint-Sylvestre. La rivière s'arrête de couler, et un génie vêtu de blanc sort de la caverne et crie : « De la part du Grand Venant (Le Diable) qui veut de l'argent? ». Celui qui est assez courageux pour répondre: « Baillez m'en! » s'entend dire: « Entrez dedans! » Et dedans, une vive lumière éclaire des galeries innombrables, un véritable labyrinthe scintillant de cristaux de roches. Il y a des galeries de gros sous : « niquets, syzenas, prelingues, gros carolus et autres bagatelles », et ensuite on marche sur des « réaux, angelots et patagons », et enfin, au bout d'une lieue et après bien des détours, on tombe sur un amoncellement d'or, notamment sur « quatre cent quarante millions en doubles ducats d'Espagne, autant de rixda1es d'Allemagne et cinq cent cinquante millions de louis d'or. L'on sait aussi que l'intrépide qui ose pénétrer dans l'antre doit, au retour, retrouver son chemin dans ce dédale et en sortir avant que le dernier coup de minuit ne tinte au clocher de Castelnau-le-Lez sinon, à cet instant, le génie pousse un grand cri, les lumières s'éteignent et le roc se referme sur l'infortuné.

Voici l’histoire du petit Janot, surnommé « Pitchot Manet » à cause de sa petite taille, pénétra dans le roc, emplit sa besace, berna le génie et fit la fortune de ses parents. Car elle était bien pauvre la famille d'Estève le marbrier de Naviteau. Si pauvre, qu'en cette fin d'année, elle ne pouvait payer la rente de la scierie à Monsieur de Carescausse et que, plus d'une fois, on dînait d'une « aïga boulida » et même parfois, de « cagaraoulettas » que la sœur de Pitchot Manet allait ramasser au cimetière Saint-Lazare. Les belles pierres de Tavel et de Lens, bien sciées et poncées, s'entassaient sous le hangar depuis que les gens, qui n'avaient plus de goût, dallaient leur cuisine de tomettes rouges et que les entrepreneurs faisaient leurs escaliers en ciment. Donc, ce 31 décembre, Pitchot Manet, sur le coup de onze heures du soir, se présenta seul devant le rocher.
Au premier tintement de l'horloge, le génie apparut et lança son appel dans la nuit froide. Pitchot Manet rassembla tout son courage, car il avait grand' peur, et, d'une voix mal assurée, répondit « Baillez m'en » puis il entra résolument par la faille du roc. Le génie était content d'avoir un client, mais il riait méchamment, tout en dedans, de la présomption du petit bonhomme qui n'avait, pour tout attirail, qu'un gros sac. Ce que le mauvais génie aurait dû remarquer, c'est que le vaillant Janot avait attaché à chacun de ses talons deux pattes de lapin, de manière à ce qu'elles traînassent par terre. Pitchot Manet avait beau aller vite, il lui fallut passer sur la monnaie de billon, puis sur celle d'argent, errer de-ci, de-là dans une série de tunnels, enjamber avec effroi quelques ossements d'infortunés prédécesseurs pour arriver, enfin, au bout d'une bonne demi-heure devant le trésor fabuleux.
Le génie ricanait et se frottait les mains avec une joie sardonique. En voici un pensait-il, qui était fait comme un rat. Il ne serait jamais de retour à la sortie avant minuit. Le nigaud n'avait même pas pris la précaution de semer quelques cailloux ou de faire des marques sur les parois pour se reconnaître; cailloux et marques que le vilain sire se chargeait d'ailleurs de faire disparaître. Pitchot Manet ne perdait pas de temps. De son sac, il avait sorti prestement son petit chien Perlou et empli de diamants les deux sacoches accrochées aux flancs de la bête. « Vite, maintenant au sac - c'était lourd. Faisons renifler à Perlou mes pattes de lapin, elles sont parfumées à la crotte de bique... minuit n'est pas loin... en route! »

Guidé par le flair de l'animal qui suivait le chemin parcouru à l'aller, Pitchot Manet était encore loin de la sortie quand le génie l'oreille aux aguets, entendit tinter l'horloge du village. Ding-dong! un quart, ding-dong! la demie, ding-dong! trois-quarts... ding-dong... compta le génie machinalement... mais, stupeur, pas de quatrième quart précédant les douze coups, et pas de douze coups, bien sûr. « Pas possible, se dit-il, j'aurais diablement cru qu'il était plus tard ». Tout-à-coup, il entendit résonner des pas. C'était Pitchot Manet qui approchait. Allait-il sortir avant minuit? Les minutes passaient bien lentement. Enfin, le méchant génie poussa un rugissement de triomphe. Ding-dong! Ding-dong! Ding-dong! Ding-dong! cette fois les quatre quarts y étaient bien. Solennel et tragique sonna le premier coup de minuit... Et c'est à ce moment même que Pitchot Manet précédé de Perlou qui tirait sur sa corde comme s'il courait après un lièvre des garrigues passa, tel un bolide, devant le génie stupéfait en criant: « Au revoir, et à l'an que ben! »
Le roc roula avec un bruit horrible. Le génie s'arrachant des touffes de barbe, hurlait, comme un « nésci » : « Voyou, gueusas, chenapan, tu finiras à Aniane... ». A cent pas, Janot, trouva sa sœur Stéphanette qui l'attendait : « Enfin te voilà, tu m'as fait attraper l'onglée tellement il faisait froid sur le clocher de Castelnau... et cette grosse aiguille qui ne voulait rien entendre pour revenir en arrière... elle me tirait en l'air ! ». « Tais-toi, fit Pitchot Manet... J'ai ta dot dans mon sac... Tu épouseras le fils de Monsieur de Carescausse... ».
Et voilà comment Pitchot Manet et sa sœur Stéphanette trompèrent le mauvais génie et firent la fortune de leurs parents.
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22.12.2008
Joyeux noel 2008
Bonne fêtes de Noël à tous les internautes.


08:58 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : joyeux, noel, carte, postale, ancienne
01.12.2008
La Salvetat-sur-Agout - Le Pary avec le renard
Ce deuxième volet sur les traditions et coutumes de la Montagne Noire a pour sujet la lutte contre les animaux sauvages qui dévastent les poulaillers. Cette pratique était observée dans toute la montagne même si personne ne l'avouait jamais. Et à vrai dire, certaines personnes m'ont dit qu'elle serait toujours pratiquée dans certaines fermes reculées. Mais chut, le sujet est tabou...
Texte extrait de Usages, coutumes et supersitions de la Montagne noire, 1839
Il existe aussi un article sur ce sujet paru en 2005 dans le cahier de rieumontagné N°54, pages 27 à 34 (voir lien ci-contre).

La Montagne noire a depuis toujours recélé des animaux sauvages, des loups qui furent éliminés et des renards. Ces derniers faisaient des ravages importants dans les poulaillers. Alors pour les empêcher de pénétrer, il y avait la solution de mettre des pièges. Une autre solution consistait à faire un Pary avec le renard.

Le pari est réalisé par un sorcier. Celui-ci parcours le poulailler en prononçant des conjurations aux quatre coins. Les poules sont alors en sûreté. Cependant, la conjuration perdra tout son effet s’il y a un témoin de la scène ou si le propriétaire donne des œufs de ses poules juste après avoir tué un renard.

07:24 Publié dans Histoire locale, La Salvetat, Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cartes, postales, savetat, pary, renard
17.11.2008
Saint-Gervais-sur-Mare - Les croyances de la montagne noire (1)
Il existe aux confins du département de l'Hérault, dans les montagnes qui séparent ce département de l'Aude et du Tarn, une région montagneuse que l'on nomme "Montagne Noire" d'un côté, Sommail, Espinouse ou monts de Lacaune de l'autre côté. Cette région contraste avec la plaine du littoral non seulement par son relief mais aussi par ses habitants. Loin des grandes voies de communication, ils perpétuent des traditions et des coutumes parfois millénaires dont certaines sont directement issues de croyances Grecques ou Romaines.
Extrait de Usages, coutumes et superstitions des habitants de la montagne noire, A de Chesnel, 1839
Naissance:
- On ne porte jamais à l'église un nouveau né par le chemin qu'on suivrait s'il fallait y conduire un mort.
- On ne coupe pas les ongles des petits enfants qui sont encore allaités, parce qu'on pense que cette opération ferait naître en eux un penchant décidé pour le vol.

(Vue d'ensemble de Saint-Gervais-sur-Mare)
Mariage:
- Le mois de mai est, dans la montagne noire, un mois tout à fait réprouvé par les jeunes filles qui sont fiancées, et elles disent ingénument à ce sujet qu'il n'est pas convenable de se marier à une époque où les ânes sont amoureux.
- Si l'on veut avoir des enfants, il ne faut pas non plus se marier un vendredi.
- La cérémonie antique de placer un joug sur le cou de ceux qui se fiançaient et d'où le mariage a pris le nom latin de conjugium se perpétue dans quelques communes de la montagne, le jour des noces.
- Quand un veuf se remarie, non seulement il a à subir un charivari comme cela se pratique dans d'autres pays, mais encore, on le fait courir sur un âne et on le force à entrer ensuite dans une cage à poules où on lui fait boire du vin dans une corne, vase qui passant de mains en mains, ne lui arrive qu'après avoir été grandement souillé.

Enterrement:
- Au repas des funérailles, qu'on trouve plus ou moins consacré dans tous les temps et chez tous les peuples, il est de rigueur de servir un plat de haricots. Dans certaines communes, on ne doit pas trinquer à ce festin.
- Lorsqu'une famille vient de perdre un de ses membres, on coupe immédiatement toutes les fleurs qui se trouvent dans le jardin, et on n'en laisse plus épanouir aucune tant que dure le deuil. Cette coutume touchante existait déjà chez les Grecs.
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25.08.2008
Pezenas - Le poulain
Extrait de Monsieur le député de Georges BEAUME
Du plan, montait le Poulain, magnifique, au son des grosses caisses, des fifres et des tambours. Il n'y a point de fête sans le poulain, à Pézenas. Il évoque une ère de liberté et d'opulence. En 1623, Louis XIII, passant à Pézenas, laissa dans les écuries du château, son cheval malade. Le cheval, le lendemain, mourut, on l'enterra en grande pompe. Le roi, par gratitude, autorisa la cité à perpétuer le souvenir d'un événement si remarquable. Et les consuls, inspirés par l'exemple des cités voisines, construisirent pour leur population, un monstre qui a traversé sans aucun dommage les périodes les plus diverses de l'histoire.

Sur sa robe bleue parsemée d'étoiles chevauchent deux personnages: Estienne et Estiennette, jeunes mariés fleuris de bouquets de roses et de fleurs d'orangers. Porté par six hommes, le poulain s'avance lourdement. Un danseur agile, habillé d'un pantalon blanc et d'une veste de velour noir, chaussé de sandales, coiffé d'un feutre gris lui présente un tambour de basque. Et le danseur pirouette offrant ou dérobant ce tambour dont les grelots résonnent sous ses doigts.
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19.08.2008
Montpellier - Caserne du 56 ème artillerie
Base du 81ème régiment d'infanterie et de l'école d'application de l'infanterie, la caserne LEPIC au fond de l'avenue du même nom avait été construite au milieu des vignes afin de ne pas géner les habitants de Montpellier. Au départ, ces bâtiments étaient à la disposition du 56ème régiment d'artillerie.

Aujourd'hui, ces bâtiments se trouvent en plein centre de la capitale de région. EAI et 81ème RI sont supposés quitter les lieux prochainement.

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23.06.2008
Mèze - Pêche dans l'étang de Thau
Extrait des annales de géographie, Fernand SABDE, 1914.
Elle s'effectue toute l'année. On constate toutefois un ralentissement sensible en été car les fortes chaleurs empêchent la conservation de la marée. Le pêcheur travaille seul dans sa nacelle. Il est parfois cependant assisté de quelques membres de sa famille.

Dans le Thau, on prend des coquillages et du poisson. La cueillette du coquillage, très productrice, est pratiquée pendant le jour par les gens de Bouzigues et de Marseillan. Elle est très fatigante car l'arselière est un instrument fort lourd: aussi la plupartdes pêcheurs d'huitres et de clovisses ont-ils des hernies. Très matinal, l'homme va tout d'abord prendre au débit prendre un mauvais café à 0fr05 la tasse puis il part entre 3 h et 6 heures du matin, suivant la saison, de façon à être dès l'aube sur les lieux de pêche.

La pêche au poisson de Thau s'effectue pendant la nuit. Ce sont surtout des Mézois et des Cettois qui, munis de sardinaux et de trémails, vont explorer la crique de l'angle et les rochers de roquesols. Dans les lagunes situées à l'est de Thau, on ne prend guère que des anguilles et des crabes. il n'y a pas d'heure régulière de pêche. Chacun agit selon sa fantaisie et suivant les engins qu'il emploie. Il faut noter enfin que contrairement à ce qui se passe dans le Thau ou à la mer, la grande ressource étant ici l'anguille, on pêche les jours de mauvais temps de préférence aux autres.

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